Le blogue de Richard3

Nous vivons à l’ère des communications; c’est probablement pour cela que plus personne ne se parle.

Montréal: Les pompiers se foutent de la sécurité des citoyens!

Posté par Richard3 le 20 mai 2009

En furetant dans le site Cyberpresse, je suis tombé sur un papier de Catherine Handfield, intitulé “Demande d’injonction contre les pompiers“.  Voyant d’abord seulement le lien vers l’article, je me suis demandé qui est l’énergumène qui peut bien en vouloir aux pompiers au point de demander une injonction contre eux.  C’est en lisant l’article que le naturel est revenu au galop; c’est la ville de Montréal qui a demandé une injonction contre les pompiers, à cause de l’un de leurs moyens de pression.

C’est que, voyez-vous, les pompiers sont sans contrat de travail depuis quelque chose comme deux ans et demi, toujours selon le texte de madame Handfield.  Mais depuis septembre 2007, des membres du syndicat des pompiers utiliseraient un nouveau moyen de pression.  Reprenons le texte de l’article.

Les membres du syndicat débrancheraient «systématiquement» les bornes informatiques dans les 66 casernes de Montréal, selon la Ville. Ils feraient également «disparaître l’équipement informatique accessoire nécessaire à leur utilisation» dans le but de «paralyser» le réseau.

Dans les postes de pompiers, le réseau informatique permet au Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) de communiquer rapidement avec ses pompiers et ses officiers. Le système sert aussi à produire les rapports d’intervention destinés aux premiers répondants.

J’aimerais que les pompiers m’expliquent quelque chose.  S’ils ont à coeur, autant qu’ils le prétendent, la sécurité des citoyens, du moins suffisamment pour constamment demander des hausses d’effectifs, pourraient-ils m’expliquer pourquoi ils débranchent les équipements de communication, qui sont un élément on ne peut plus essentiel pour l’intervention des pompiers?  Ça me fait penser à ce qui s’est produit il y a plusieurs mois, quand la ville de Montréal avait acheté de nouveaux camions de pompiers, et que le syndicat refusait de fournir de leurs membres, afin qu’ils puissent suivre la formation nécessaire pour, à leur tour, former l’ensemble des pompiers sur les nouveaux équipements.  On se retrouvait donc avec, d’un côté, le syndicat des pompiers qui braillait que la ville n’était pas sécuritaire, et de l’autre, des camions tout neufs qui dormaient dans des garages.

À mes yeux, la seule chose qui me semble très claire, c’est que les pompiers de Montréal se foutent carrément de la sécurité des citoyens, quoi qu’en dise le syndicat qui les représente.  Parce que si les pompiers avaient vraiment la sécurité des gens à coeur, ils botteraient le cul de leur exécutif syndical, et placeraient leurs priorités de la bonne façon, en utilisant tout l’équipement à leur disposition – équipement financé à même le compte de taxes de ceux qu’ils ont le devoir de protéger – de la meilleure façon possible, et ce dans le but d’accomplir leurs tâches du mieux qu’il est humainement possible de le faire.  Mais non; on s’amuse à débrancher les bornes informatiques, quand ce n’est pas de laisser dormir des camions neufs dans des entrepôts, faute de dispenser la formation nécessaire pour les utiliser, tout en se plaignant de l’usure excessive de ceux qu’ils ont dans leurs casernes.

Évidemment, on viendra me dire que les syndicats sont très utiles à la société.  Ouais, bien sûr…


8 réponses vers “Montréal: Les pompiers se foutent de la sécurité des citoyens!”

  1. Stéphane Dumas a dit

    Juste à espéerer que le scénario du “week-end rouge” de 1974 avec la grève illégale des pompiers qui était arrivé à Montréal ne se répète pas comme on mentionnait dans l’émission “Tout le monde en parlait” à Radio-Canada sous le titre “Montréal en otage” http://www.radio-canada.ca/actualite/v2/lemondeparlait/archive202_200807.shtml# parties 2 et 3.

  2. Dominic a dit

    Richard,

    Je comprends très bien ta réaction. Cependant, la majorité des pompiers ne sont pas vraiment des super héros, ce sont des gens comme toi et moi qui travail pour recevoir leur chèques à chaque deux semaine et qui aime avoir des nouveaux ‘jouets’ pour faire leur travail comme tous le reste du monde.

    Je pense que le piédestal que nous créons pour les pompiers est un peu trop haut.

    Dominic

  3. C’est à cause de trucs semblables que les syndicats sont des organisations criminelles.

    Ceci dit, il ne faut pas nier la responsabilité patroneuse dans ce dossier.

  4. Stéphane Dumas a dit

    @Dominic

    pour le piedestal en question, je crois que l’influence du film “Backdraft” (Pompier en alerte) avec Kurt Russell, “La Tour Internale” The Towering Inferno) avec Paul Newman & Steve MacQueen qui ont joué un rôle mais il ne faut pas oublier les pompiers volontaires de divers localités comme ceux de Varennes et Val-des-Monts de même que ceux qui avaient qui ont sacrifié leur vies lors de l’attentat du World Trade Center à New York en 2001 qui nous a donné l’image que l’on connait aujourd’hui.

    Dommage que le syndicat des pompiers s’en *censuré*

  5. Richard3 a dit

    @ Stéphane Dumas:

    Un événement comme le week-end rouge de 1974 ne pourrait tout simplement pas se reproduire. D’abord parce que les instances syndicales se retrouveraient devant de très sérieuses accusations de négligence criminelle, et de non-assistance à personne en danger, et ensuite parce que les pompiers perdraient d’un seul coup le peu de respect dont ils bénéficient encore auprès de la population.

    @ Dominic:

    Je cherche encore, dans mon texte, l’endroit où j’ai mentionné que les pompiers pouvaient s’apparenter à des super héros. Le truc sur lequel je me questionne, par contre, c’est que s’ils aiment avoir des nouveaux “jouets” pour faire leur travail, pourquoi s’amusent-ils à les laisser hors fonction? Ces gars font un travail qui n’est pas à la portée du commun des mortels, je veux bien le croire, mais ils demeurent payés pour faire ce qu’ils font, et ce grâce à l’équipement qui leur est fourni, le tout avec l’argent des contribuables, et pour cette raison, le fait de ne pas utiliser les équipements mis à leur disposition dénote un manque de respect flagrant envers ceux qu’ils ont le devoir de servir.

    @ David Gendron:

    Dans ce conflit comme dans tous les autres de la même espèce, c’est l’éternel affrontement entre syndicaleux et patroneux. Rien de nouveau sous le soleil. Par contre, les syndicaleux – et les patroneux aussi – doivent comprendre que les contribuables ont une limite à leur capacité de payer, et qu’ils devraient consacrer leurs énergies à faire plus – et mieux – avec ce qu’ils ont entre les mains. Mais non; les uns comme les autres se comportent comme si les contribuables avaient des comptes de banque toujours pleins à craquer.

  6. Richard a dit

    Les policiers et pompiers de Montréal n’ont qu’un seul intérêt… leur convention collective. Les pompiers sont sans contrat de travail depuis deux ans et demi car ils ne signeront pas tant que la ville ne se sera rendue a toute leurs demandes. Pour eux, négocier, c’est la reddition sans condition de la partie patronale.

    Les corps de police et de pompiers de Montréal sont une honte. Je les observe depuis les années 60. J’ai vu les pompiers laisser bruler la ville (novembre 74) et la police laisser la ville aux mains des truands (octobre 69).

  7. seb a dit

    mon chere Richard3

    Vous parlez vraiment a travers votre chapeau puisque les systèmes de communication en question qui sont débranchés servent uniquement pour transmettre des informations non urgente tel que, de tel date a tel date il y aura le festival du Jazz , ainsi que pour faire les rapports de premier répondant qui, soit dit en passant, sont fait à la main pendant ce temps.

    Tout ce qui est des appels d’urgence ils sont traités par ordinateur et aussi rapidement qu’à l’habitude.

    informez-vous

    merci.

  8. Richard3 a dit

    Mon cher Seb, si vous êtes au courant de la situation, est-ce parce que vous êtes vous-même pompier?

Laisser un commentaire

XHTML: Vous pouvez utiliser ces étiquettes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <pre> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>