Chirurgie bariatrique: La RAMQ préfère les transexuels, c’est “plus sexy”!
Posté par Richard3 le 7 février 2009
Dans une série d’articles, publiés jeudi, dans le Journal de Montréal, et signés Éric Yvan Lemay, que l’on peut visionner ici, ici, et là, gracieuseté du site web Canoë, on explique que le ministère de la santé de l’Ontario négocierait, avec un éminent chirurgien du Québec, la possibilité d’opérer de nombreux patients obèses, et ce dans une clinique privée de Montréal. Pendant ce temps, chez nous, plus de 2000 québécois patientent, parfois même jusqu’à sept ans, sur les listes d’attente, pour le même type d’opération; les chirurgies bariatriques.
Dans l’un des articles, le docteur Nicolas Christou indique qu’il partage son temps entre ses deux pratiques, publique, et privée, ce qui contrevient aux règles de la RAMQ. Il est bien conscient des risques, pour sa carrière, mais si la RAMQ lui impose le choix, il avoue d’emblée qu’il deviendra non-participant, se refusant d’abandonner ses patients. Ses chiffres sont éloquents; en un an, il a effectué plus de 130 chirurgies au privé, contre seulement 48, dans le système public. Au cours du mois de janvier dernier, il n’a pu obtenir qu’une seule journée d’accès à un bloc opératoire, à l’hôpital Royal Victoria, où il est directeur de la chirurgie bariatrique, pour le Centre universitaire de santé McGill (CUSM). Pire encore, au cours des dernières années, il a perdu 13 patients du public, qui étaient en attente depuis trop longtemps.
Après, on vient nous dire que le privé ne devrait pas avoir sa place en santé. Foutaise!
N’eut été de sa pratique privée, le Dr Christou n’aurait jamais pu intervenir auprès de tant de patients. Qui plus est, la RAMQ semble ne se préoccuper que des cas les plus graves, laissant les autres seuls, face à eux-mêmes, alors que l’Ontario fait beaucoup plus, pour ses patients obèses; opérations aux USA, dans des cliniques privées en Ontario, et bientôt,… à Montréal!
Pendant ce temps, au lieu de s’occuper des gens atteints d’obésité morbide, la RAMQ préfère défrayer les frais des chirurgies de changement de sexe. Il s’agit, bien sûr, d’un autre type de “question de vie ou de mort”, mais avouez que celui-là est beaucoup plus sexy, n’est-ce pas?
Cet article a été publié le 7 février 2009 à 12:45 et est classé dans Opinion, Politique. Taggé: 13, 130, 2000, 48, abandon, accès, agit, an, après, article, atteint, attente, auprès, autre, avoir, avoue, Éric Yvan Lemay, éloquent, éminent, bariatrique, beau, bien, bloc, Canoë, carrière, cas, Centre universitaire de santé McGill, change, chiffre, chirurgie, choix, clinique, conscient, contre, Cour, CUSM, défrayer, depuis, dernière, dernier, deux, dire, direct, docteur, effectue, emblée, encore, explique, face, fait, foutaise, frais, gens, gracieuse, grave, hôpital, imposé, indique, intervenir, jamais, janvier, jeudi, jour, Journal de Montréal, lieu, liste, long, ministère, mois, Montréal, morbide, mort, négocie, Nicolas Christou, nombre, non, obèse, obésité, obtenir, occupé, Ontario, opération, opératoire, opérer, parfois, part, parti, pas, patient, pend, perd, pire, place, plus, possibilité, pratique, préféré, préoccupe, privé, publié, public, publique, québécois, Québec, question, RAMQ, règle, refus, risqué, Royal Victoria, santé, série, sûr, semble, sept, seul, sexe, sexy, signe, site, système, tant, temps, trop, type, un, USA, vie, vient, vision, web. Vous pouvez suivre toutes les réponses à cette entrée à travers le RSS 2.0 flux. Vous pouvez laisser une réponse, ou TrackBack à partir de votre propre site.

Ginette Sarrasin a dit
Incroyable mais vrai, je suis diabétique et je prends plus de 200 unités d’insuline par jour. Ais-je besoin de dire qu’en plus de mes visites chez l’endocrinologue et tous les autres médicaments je coûte une fortune au Gouvernement. J’ai beau essayé mais je ne réussis pas à maigrir. Si le gouvernement payais pour un anneau bariatrique, je ne coûterais presque plus rien à la société. Ces bonnes personnes qui s’entête à ne pas vouloir payer devrait faire un calcul et il comprendrait vraiment que si les obèses morbides pouvaient être opéré, s’ensuivrait des gens en bien meilleure santé.
Richard3 a dit
Madame Sarrasin, cela revient à ce que je dis souvent, à savoir que notre bon gouvernement préfère cultiver une image progressiste, qui paraît bien, aux yeux des étrangers, mais que derrière cette image, notre société laisse beaucoup à désirer. On peinture certains viaducs, pour faire croire qu’ils sont remis à neuf. On maintient les frais universitaires au plus bas prix au Canada, mais les étudiants qui en sortent savent à peine écrire leur langue maternelle. On ouvre la porte au remboursement des chirurgies de changement de sexe, alors qu’on laisse souffrir des gens sur des listes d’attente pendant des années. Notre société fait vraiment dur, vous ne trouvez pas?
Tout cela me fait penser à un pamphlet, écrit par un économiste, et homme politique français, du nom de Frédéric Bastiat, intitulé “Ce qu’on voit, et ce qu’on ne voit pas“. Le plus drôle de l’histoire, c’est que même si le pamphlet en question demeure grandement d’actualité, son auteur est décédé depuis presque 160 ans! Malheureusement, nos gouvernements gèrent en fonction de ce que l’on voit, mais oublient – ou ignorent – ce qu’on ne voit pas. Et c’est ainsi que vous vous retrouvez en attente, pour une chirurgie qui améliorerait grandement votre qualité de vie, pendant que l’on procède à des changements de sexe, payés avec vos impôts.