Déclaration de Manhattan: Les bras me tombent à terre!
Posté par Richard3 le 22 avril 2008
Un article, publié sur le site Canoë, sous le titre “Les changements climatiques: un faux consensus“, m’a tout simplement renversé. Il parle de la Déclaration de Manhattan, une attestation signée par plus de 500 personnalités, dont des climatologues, des économistes, des stratèges, des ingénieurs, des dirigeants d’entreprises et des médecins, mais aussi d’autres professionnels, ainsi que des citoyens. Ces personnalités proviendraient d’une vingtaine de pays.
Les citations de l’article, concernant la Déclaration, viennent rejoindre ce que je dis à qui veut l’entendre, au sujet des changements climatiques, et ce depuis longtemps déjà. Un passage de la Déclaration, cité dans l’article, en représente un exemple éloquent.
“Les tentatives faites par les gouvernements pour imposer des règlements coûteux visant à encourager la réduction du CO2 auprès de l’industrie et des citoyens ralentiront le développement, tout en n’exerçant aucune influence appréciable sur la trajectoire future des changements climatiques mondiaux.“
Ce simple passage revient à ce que je mentionnais dans d’autres billets de ce blogue, à savoir que si l’on peut réduire notre niveau de pollution, autant à titre individuel qu’en tant que société, nous pouvons, somme toute, faire bien peu de choses pour contrer les changements climatiques. Il est tout à fait utopique de croire que ceux-ci peuvent être combattus en payant des sommes à des “bourses de carbone”, ou d’autres organisations, gouvernementales ou non, qui s’empliront les poches et ne feront rien d’autres que de provoquer une nouvelle pression inflationniste, causant davantage de problèmes que de solutions, alors que les pauvres de ce monde seraient encore les premiers à en subir les conséquences. La crise alimentaire mondiale, résultat direct de l’augmentation en flèche de la production d’éthanol, en est une preuve on ne peut plus évidente.
Alors pourquoi donc un article dont les propos rejoignent ma pensée me renverse-t-il à ce point?
Parce qu’il a été écrit par nulle autre que… Virginie Roy!
Comprenez-moi bien; je n’ai pas encore dit qu’il s’agissait désormais d’une grande journaliste. Par contre, elle vient de me donner une preuve plutôt intéressante qu’elle sait faire preuve d’une certaine impartialité, dans le sens qu’elle n’a pas imposé d’opinion personnelle dans son article, et ce même si certains de ses écrits montrent qu’elle a un penchant plutôt pro-Kyoto. Dans le cas présent, elle a rapporté des faits, point. C’est déjà un excellent pas. Attendons la suite, avant de faire trop de compliments…
…mais je suis quand même épaté!



Patrice a dit
Enfin!
J’espère que cet article incitera les gens à entendre le point de vue des autres. Il n’y a pas de consensus sur les changements climatiques. Je n’ai jamais cru que l’homme pouvait changer la température d’une planète. Si je peux me permettre, j’aimerais vous suggérer un livre:
Unstoppable global warming, every 1 500 years, par messieurs S. Fred Singer et Dennis T. Avery.
J’espère qu’un jour, les gens comprendrons qu’il y a des périodes glaciaires et des périodes où il a fait encore plus chaud qu’à notre époque.
Merci pour le lien de l’article!
Richard3 a dit
Merci pour la suggestion, Patrice.
Cela fait déjà longtemps que j’ai fait la distinction entre la pollution, que l’on peut limiter jusqu’à un certain point, et les changements climatiques, qui sont des phénomènes plus ou moins cycliques, et que nous ne pouvons pas changer. Si les vikings ont appelé leur nouvelle terre “Groenland”, il y a environ un millénaire, ce n’est sûrement pas parce qu’ils en avaient fumé du bon; ils ont cultivé cette terre, et y ont élevé du bétail, après tout. Pendant la dernière période glaciaire, qui s’est terminé il y a environ 12,000 ans, la glace du pôle Nord descendait jusqu’aux environs de la ville de New York, en été!
Tout cela pour dire que moi, je suis convaincu que le combat contre les changements climatiques n’est qu’une vague de panique organisée, comme le fut le bogue de l’an 2000. Malheureusement, beaucoup de gens sont très influençables, et suivent les Al Gore et autres David Suzuki de ce monde les yeux fermés, sans poser la moindre question. Je ne sais pas pourquoi, mais on dirait que la population a besoin d’une crise de panique semblable pour se donner un sentiment d’urgence. C’est comme ça depuis le moyen-âge, au moins.
Stéphane Dumas a dit
Très bon ton biller Richard
Le blogue du Québecois libre a aussi un billet en complément sur le sujet appellé “l’écolassitude” http://www.leblogueduql.org/2008/04/je-souffre-dcol.html
Patrice a dit
J’aimerais donner un autre exemple. Suite à mes études en sciences religieuses, j’ai remarquer que la question de la religion et de le peur de l’enfer (dans toutes les religion) s’applique à l’ensemble de la société. Depuis les années 60, on assiste à ce que l’on appelle un déplacement du sacré. Je ne compte plus les fois où j’entends les gens dirent: Pour moi, c’est sacré!
L’environnement, qui dans les années 70 n’était qu’une secte, est devenu maintenant une grosse religion officielle. Toute comme les autres religions (Catholique, Protestante et…Raël), Greenpeace et Équiterre peuvent emmtre des reçus pour fin d’impôts lors de dons.
Comme durant la renaissance et la triste période de l’inquisition, on brulait ceux et celles accusés d’hérésie (propos autres que le dogme catholique en place). Les grands prêtre de la religion verte (Suzuki, Guilbault et Waridel) déclare des anathèmes contre les individus ne croyant pas au dogme. Résultat? Un schisme dans la société. Wall-Mart est mise à mal par Waridel sous prétexte que la chaine commerciale vend du café équitable et que ce n’est pas sa mission. Suzuki, qui a 5 enfants de 2 mariages, vient dire aux Canadiens de ne plus faire d’enfants? C’est le même principe que Hitler et sa race arryenne aux cheveux blond, 6 pied, yeux bleus. Je vous rappelle que Hitler faisaist 5 peids, cheveux noir et yeux bruns… Deux poids deux mesures?
Oui je recycle et fait attention à réduire mes déchets et essais de faire du co-voiturage, mais un moment donné, faut pas capoter non plus! Quand je pense qu’un hummer est plus rentable et moins cher à rouler qu’une hybride, je me roule par terre.
Patrice
Patrice a dit
Un site excellent que j’ai trouvé en furetant sur le web:
http://profbof.com/ecologie/greenpeace.htm
À lire absolument!
Patrice
Richard3 a dit
Merci pour vos commentaires, Patrice. Et le lien vers Prof Bof, pas mal bon, oui!
En effet, l’environnement est devenu une espèce de religion qui applique le “crois ou meurs”. D’ailleurs, David Suzuki lui-même, lors d’une conférence à l’université McGill, l’hiver dernier, encourageait à condamner à la prison les politiciens qui ne voulaient pas donner suite aux montées de panique des activistes verts. Comme inquisiteur, il ne se fait pas mieux.
Quant aux extrémistes qui prétendent que l’homme est le cancer de la Terre, ils devraient prêcher par l’exemple, et organiser un suicide collectif. Non, je blague.
Entre vous et moi, qu’est-ce que Laure Waridel connaît de la “mission” de Wal-Mart? Y a-t-elle déjà travaillé, ou à tout le moins mis les pieds? Il y a de ces gens qui s’insurgent pour le fait de s’insurger (terme poli pour dire qu’ils aiment se voir la face aux bulletins de nouvelles), et j’ai l’impression qu’elle fait partie de ces gens. C’est le prix à payer pour avoir la liberté d’expression, à ce qu’on dit.
Pour la question du recyclage, si vous pouvez mettre la main sur les épisodes de la deuxième saison de la série américaine “Penn & Teller: Bullshit!”, un épisode de cette saison traite du recyclage. Après l’avoir visionné, j’ai donné mon bac vert à une amie qui y croit encore! Quand ils calculent l’empreinte environnementale d’une activité, ou d’un bien, les écolos ne prennent qu’une partie de l’affaire, à savoir la partie que l’on voit. Quand on y ajoute la partie qu’on ne voit pas (parce que malgré toute la technologie que nous possédons, nous n’avons pas encore réussi à produire une médaille qui n’a qu’un seul côté), l’empreinte du “truc plus vert” est souvent aussi dommageable, et parfois davantage, que le truc qu’il veut remplacer.
Le meilleur exemple est la crise alimentaire mondiale qui a cours présentement. Cette crise, qui fut à la source de plusieurs émeutes dites “de la faim”, dans de nombreux pays pauvres, est principalement causée par la production d’éthanol, à partir de maïs, parce que ce serait moins polluant que l’essence, aux dires des activistes. Les écolos n’ont pas vu que 1- le maïs utilisé pour faire de l’éthanol ne pourrait plus servir à l’alimentation, 2- la culture du maïs est l’une des plus polluantes de toutes, et 3- la réduction des émissions de CO2 promises sur papier fut à peu près nulle sur le terrain. Je pourrais nommer d’autres indices que les écolos n’ont pas vu – ou ont refusé de voir.
Mais qu’est-il arrivé quand la vérité a éclaté? Les activistes ont commencé par changer discrètement leur discours, puis ils se sont lancés dans une diatribe sur d’autres plantes, comme le panic érigé. (Sauf qu’il faudra bien le faire pousser quelque part, ce qui exigera encore l’utilisation de terres, qui serviraient autrement à produire des céréales utiles à l’alimentation.) Ensuite, ils ont remplacé l’étiquette “biocarburant”, qu’ils avaient accolé à l’éthanol de maïs depuis des années, par une autre, dite “agrocarburant”, question de culpabiliser les agriculteurs, et ont finalement condamné les gouvernements qui ont tout subventionné (à la demande de qui, dites-moi?). Bref, les écolos ont carrément refusé de reconnaître leur erreur.
Ils ont ainsi prouvé qu’ils veulent gouverner le monde sans se faire élire, et qu’ils en sont aussi incapables que tous les autres politiciens.