A-55: L’autoroute de - presque - tous les genres
Publié par Richard3 sur 25 février, 2008
Au Québec, il y a toutes sortes d’autoroutes; des voies rapides urbaines, comme la Métropolitaine, aux autoroutes de campagnes, comme l’A-20, en passant par les super-2, avec ou sans échangeurs étagés, et bien sûr, les inévitables ponts. L’une des autoroutes qui montre presque tous les genres est l’autoroute transquébécoise, communément appelée l’A-55. Aujourd’hui, je vous montre des images de cette oeuvre inachevée que j’ai prises samedi, le 23 février dernier, en allant du nord vers le sud. Mon périple-photos commence au pont Laviolette, sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, dans les limites de la ville de Trois-Rivières.
Je suis arrêté tout juste après la bretelle de la sortie 181, dernière chance de quitter l’A-55 avant d’attaquer le pont Laviolette, dont on aperçoit la structure, au loin. Les photos suivantes furent prises “à la volée”, c’est à dire à vitesse de roulement normale, en suivant les autres véhicules.
Si l’on ne sait pas que la limite de vitesse est de 80 km/h sur le pont, c’est qu’on ne veut pas le savoir. Un autre panneau indique que les piétons et les cyclistes y sont aussi interdits. Une navette est par contre disponible pour la traversée des vélos, ainsi que des motoneiges et des quads.
Le muret séparateur, à gauche, fait partie des ajouts sécuritaires réalisés sur le pont, le tout dans le cadre d’un programme de rénovation qui a duré trois ans, et coûté plus de 35 millions$. Quiconque avait l’habitude de traverser le pont avant les travaux, alors que les voies n’étaient pas séparées, pourrait ressentir, comme différence, une impression que les deux voies sont étroites, mais on s’y fait très rapidement.
Nous allons bientôt entrer dans la structure métallique. D’une longueur totale de 2707 mètres, il s’agit du pont présentant la plus longue charpente métallique au Québec.
Nous voilà dans la structure métallique, du côté nord du pont.
Nous sommes maintenant au beau milieu de l’arche centrale, d’une longueur de 375 mètres, à près de 55 mètres du niveau du fleuve. D’ici, la vue sur le fleuve est saisissante.
Voici maintenant la descente vers la rive sud du fleuve. On remarque que les parapets latéraux sont également tout neufs.
Sortie de la structure métallique, vers la rive sud du fleuve Saint-Laurent.
Nous complétons la descente de l’approche sud du pont Laviolette.
Nous sommes presque arrivés à la fin de la descente.
Et voilà, nous sommes de retour sur la terre ferme, tout juste en face de la sortie vers le collecteur. C’est aussi la dernière photo prise à la volée. Les autres seront en station fixe.
Mais où mène cette bretelle, qui ne comporte aucune indication, aucun panneau de signalisation? Vous le saurez en cliquant sur ce lien.
Ici, c’est l’intersection de l’A-55 et du boulevard des Acadiens, dans le secteur Saint-Grégoire de la ville de Bécancour. Si la construction était complétée selon les plans originaux, la rue tout au bas de l’image serait probablement la voie de service qui longerait l’autoroute, du côté ouest. Cette intersection est située à moins d’un kilomètre de la fin des collecteurs de l’échangeur, au sud du pont Laviolette, et fût le théâtre, au fil des ans, de nombreux accidents, qui n’ont malheureusement pas fait que des dommages matériels.
Tout de suite au sud de l’intersection du boulevard des Acadiens, l’A-55 devient une super-2, sans échangeurs. Lors de l’annonce du prolongement de l’A-55 vers l’A-20, au début des années 2000, j’avais écrit au ministre des transports afin de savoir si la construction de viaducs, entre autres au boulevard des Acadiens, était prévue. On m’a répondu que cela ne figurait pas dans les budgets.
Voici l’autre intersection à feux de circulation de l’A-55, à la hauteur de la route 226, tout juste à côté du village de Saint-Célestin. C’est à cette intersection que s’est terminée l’autoroute pendant des années, mais depuis l’automne de 2003, la suite vers le sud est ouverte à la circulation. Il s’agit toujours d’une super-2, mais cette fois, elle est dotée d’échangeurs.
Le premier viaduc de la nouvelle section de l’A-55 en super-2, celui du sixième Rang, à Saint-Wenceslas. Lors de mon passage, je n’y ai vu passer que des quads.
Voici maintenant l’entrée du poste de pesée routière de l’A-55 sud.
Imaginez le type de véhicules que vous pourriez rencontrer sur l’A-55. Et maintenant, voici celui que j’ai rencontré; une chargeuse! Faisait-il partie des véhicules que vous aviez imaginé? C’était tout près du poste de pesée.
Et voilà le poste de pesée. Pas de bâtiment, pas de truc sur lequel on doit s’arrêter. Un simple boîtier électrique monté sur un poteau. Comment peut-on peser des véhicules dans ces conditions?
Une simple jetée de béton, sur laquelle doivent s’arrêter les camions, je suppose. Là, c’est ma bagnole qui se trouve dessus.
Bon, je comprends mieux, maintenant. Sur ce côté du boîtier électrique de tantôt, on voit une petite porte d’accès, et par terre, des traces de pas. Je présume que les types de la SAAQ, communément appelés “les petits bonhommes verts”, de la couleur de leurs uniformes, viennent s’installer de temps en temps, et profitent des installations pour procéder à des pesées, prises à partir d’instruments portatifs. L’accès, protégé par une serrure, permet probablement de mettre en marche les feux du panneau indicateur d’une pesée routière. Évidemment, dans l’optique de compléter, un jour, l’A-55 en une véritable autoroute, le fait d’installer un vrai poste, et de le démanteler pour procéder à la construction de la deuxième chaussée, puis finalement le réinstaller, entraînerait des dépenses de plusieurs millions de dollars. En faisant ainsi, on a économisé beaucoup d’argent.
Voici la sortie 153, qui mène au neuvième Rang de Saint-Wenceslas. Cette route de campagne, au grand malheur de plusieurs de ses habitants, a servi d’A-55 temporaire entre le moment de l’ouverture de ce tronçon, en 2003, et du suivant, entre le neuvième Rang et l’A-20, trois ans plus tard, en 2006.
Nous entrons ici dans l’échangeur A-55/A-20/A-955, à la hauteur de Sainte-Eulalie. À remarquer que la vitesse est abaissée à 90 km/h, et que malgré que les voies soient séparées, il n’y a qu’une seule voie par direction, à part les bretelles.
Vous avez vu ça? Deux sorties 145! Pas de distinction entre les deux bretelles, pas de 145-Est, de 145-Ouest, rien! Encore des panneaux à corriger dans un avenir plus ou moins proche. Et dans l’autre direction, la fin de l’A-955 est marquée par deux sorties 15. Pas banal, comme fin d’autoroute.
Alors voilà. Le premier lien autoroutier entre l’A-40 et l’A-20, entre Québec et Montréal, est maintenant complété, quoiqu’il faille le dire vite; il y a quand même plus de 30 kilomètres de super-2, sur les quelques 40 kilomètres qui séparent ces deux autoroutes. Et maintenant, le doublement de l’A-55 se fera quand? Bien malin celui qui pourra le dire; contrairement à la section de l’A-55 - l’ancienne A-51 - entre Drummondville et Sherbrooke, qui fut doublée sur un plus court terme à cause des dépassements difficiles en terrains montagneux, résultant en de nombreux accidents mortels, cette section de l’A-55 est en terrain pratiquement plane, et en grande partie dégagé, ce qui rend les dépassements visibles sur de plus longues distances. Je crois sincèrement que l’A-50, qui est en super-2 sur 25 kilomètres, entre l’aéroport de Mirabel et Lachute, ainsi que sur 6 kilomètres, entre Gatineau (Masson-Angers) et L’Ange-Gardien, et même les nouveaux tronçons de l’A-50, qui s’étendront sur 90 kilomètres, seront doublés avant ce tronçon de l’A-55. C’est triste à dire, et veuillez excuser le côté macabre de la fin de cette phrase, mais la priorité ira là où il y aura le plus de morts.


























25 février, 2008 à 11:06
Bonsoir Richard !
Pour commencer,la bretelle de l’autoroute 30 où il n’y a pas de panneau suspendu,c’est la bretelle pour prendre l’autoroute 30 ouest vers Sorel/Tracy et Montréal de l’autoroute 55 sud qui n’est pas encore construite encore en passant de la 55.
Deuxièmement,je crois que le gouvernement et le MTQ devras déplacer la ligne à haute tension d’Hydro-Québec un peu plus à l’est avec des pylones à travées métalliques qui longe l’autoroute 55 si on peut appeller ça une autoroute et ensuite faire la deuxième voie de la jonction de l’autoroute 30 jusqu’à la jonction de l’autoroute 20 et 955 à Ste-Eulalie pour l’autoroute 55.
Et ensuite ajouter des viaducs et échangeurs à des endroits stratégiques comme le Boul des Acadiens,la rue Thibodeau,St-Célestin-Ste-Gertrude et St-Wenseslas/St-Léonard D’Aston jusqu’à la jonction de l’autoroute 20.
Quand le Gouvernement Charest avait inauguré la dernière portion de l’autoroute 55 en 2006,il y avait une personne qui avait posé une question à Mme Julie Boulet Ministre des Transports du Québec que pourquoi l’autoroute 55 ne s’est pas fait à deux voies séparés par un terre plein?
Cette dernière avait dit que il n’y avait pas assez de circulation automobile pour faire les deux voies de l’autoroute ensemble.
C’est complètement stupide à mon avis,car en Ontario et aux États-Unis les autoroutes quand elles sont construites,elles sont à quatres voies ou plus avec viaducs,sorties et entrées ainsi que les échangeurs.
Pourquoi nous au Québec et au Nouveau Brunswick nous faisont des «autoroutes» à une voie à contresens.
Cela ne devrai même pas exister ces choses là. Quand le gouvernement décide de construire une autoroute,c’est une autoroute normale qu’il y est assez ou pas assez de circulation pour faire ces autoroutes en question.
Au Revoir!
Sylvain
26 février, 2008 à 12:56
Bonsoir, Sylvain.
Je vais essayer de répondre à vos commentaires selon ce que j’ai vu - mais pas photographié - samedi dernier, lors de ma visite dans la région.
D’abord, pour la bretelle sans panneau, j’ai mis un lien vers mon dernier billet sur l’A-30, “le tronçon oublié”, parce que la bretelle en question mène tout droit à ce que l’on voit sur la première photo de ce billet. Ensuite, sur la photo où l’on voit l’A-55 en super-2, si je me fie aux clôtures qui longent l’autoroute, la chaussée manquante serait à droite, sur la photo, et non à gauche. Aussi, nul besoin de déplacer la ligne à haute tension. Il y a même suffisamment d’espace à gauche pour construire une voie de service entre la rue Thibodeau et la rue Prince, qui deviendraient accessibles via un viaduc sur le chemin Forest, situé entre les deux rues.
Lorsque j’ai écrit au ministre des transports, au sujet des viaducs et échangeurs à compléter, j’avais spécifié les deux plus importants, soit le boulevard des Acadiens, et la route 226, à Saint-Célestin. Et c’est à cette demande que l’on a répondu que ça ne faisait pas partie des budgets. Nous savons que les rues Thibodeau et Prince sont des culs-de-sac d’environ 1 km chacun, à l’est de l’A-55, et ne justifieraient pas la construction de viaducs distincts. Par contre, ça faisait curieux de voir, dans la section entre la route 226 et l’A-20, que des viaducs soient construits sur des chemins agricoles, alors que les deux autres routes, beaucoup plus importantes, doivent se contenter d’intersections à niveau et de feux de circulation.
Pour les autoroutes à chaussée simple, je suis tout à fait d’accord avec vous. Sauf que les gouvernements vont en ce sens pour semble-t-il économiser quelques millions de dollars, et que l’excuse du peu de véhicules à emprunter l’autoroute sert de principal prétexte. Souvent, il s’agit d’un compromis entre les autorités locales et le gouvernement, parce que les élus de la place préfèrent une autoroute à chaussée simple que pas d’autoroute du tout. Par contre, si certaines autoroutes à chaussée simple sont déjà nettement insuffisantes, d’autres ont amplement de capacité, et ce pour encore plusieurs années. Je publierai d’ailleurs un billet sur l’une de celles-ci très bientôt.
Au Nouveau-Brunswick, la Transcanadienne est désormais à deux chaussées sur toute sa longueur, et ce depuis la fin de 2007, mais ailleurs, il y a encore beaucoup d’autoroutes à chaussée simple. C’est aussi le cas en Nouvelle-Écosse, d’ailleurs. À Terre-Neuve-et-Labrador, ainsi que dans les provinces à l’ouest du Québec, si je me fie à mon plus récent atlas, qui date de 2005, il y a ma foi bien peu d’autoroutes à chaussées simples; on y construit surtout des petites sections de quelques kilomètres, à chaussées jumelées, que l’on réunit avec le temps pour donner une autoroute plus longue. Ce principe est utilisé chez nous pour l’A-85, entre Rivière-du-Loup et la frontière du Nouveau-Brunswick.
Vous remarquerez, mon cher Sylvain, que le Québec est souvent l’endroit où se trouve le chaînon manquant d’une longue autoroute. Par exemple, entre Montréal et Boston, il manque environ 35 kilomètres d’autoroutesur un total de 500, et c’est entre la frontière du Vermont et Saint-Jean-sur-Richelieu. Si l’on veut aller de Toronto à Halifax, les seuls bouts d’autoroute qui manquent sont aussi au Québec. Par contre, le Québec est, semble-t-il, plus généreux sur… l’aide sociale. Comme quoi on ne peut pas tout avoir.
Merci encore de votre participation à mon blogue, et à bientôt.
27 février, 2008 à 7:24
juste un peti tmot pour te dire que ton blog est rès plaisant
27 février, 2008 à 7:51
je tenais juste à te drie qu’il est toujours plaisant dd surfer sur ton blog
2 mars, 2008 à 1:49
J’avais pas remarqué le poste de pesée quand je suis passé peu après l’ouverture des voies le 1er janvier 2003.
Ce genre d’installation est fréquent sur les super-2 néo-brunswickois (genre la route NB-11), puisque le débit de camionnage ne justifie aucunement l’instauration de postes permanents (djma-camions d’environ 500 veh./j).
J’ai hâte de voir les chiffres de débits pour 2008.
2 mars, 2008 à 2:05
@ Félix:
Le poste de pesée est situé à environ 2 km au nord de la sortie 153, vers Saint-Léonard-d’Aston et Saint-Wenceslas. Quant au nombre de camions qui empruntent le route, il est suffisant pour justifier l’existence de l’autre poste de pesée, permanent, celui-là, situé en direction nord, juste passé l’intersection de la route 226, vers Saint-Célestin. C’est la raison qui me pousse à croire que le jour où l’A-55 sera doublée, le poste de pesée de Saint-Wenceslas deviendra un poste permanent.
24 mars, 2008 à 10:50
je suis terès admirative de la lucidité que tub démontres
24 mars, 2008 à 11:29
je tenais à te fair un petit message pour te dire qeu ton blog est très plaisznt
7 mai, 2008 à 5:12
Bonjour Richard,en passant ton blog est plaisant.À propos de la 55, il y a une fin de deux voies en direction sud à St-Grégoire.Le MTQ aurait pu vouloir prolonger ces deux voies en passant par le feu de circulation et ce, jusqu’à la fin du terre-plein.Même à St-Célestin ,il y a une seule voie pour traverser la lumière.Quand les camions sont arrêtés au feu rouge, dans l’une ou l’autre des plus importantes intersections de la 55,sa leur prend du temps d’accélérer lorsque le feu tombe au vert.Aussi, sa retarde la circulation lorsquil y a beaucoup d’autos qui les suivent derrière.De plus, le feu vert ne dure pas assez longtemps pour faire circuler le trafic, surtout à St-Célestin vu que les panneaux à signaler d’arrêter losquils clignotent sont trop près de l’intersection.
Mais jen suis d’accord avec toi que l’installation de viaducs avec échangeur aux intersections de la 226 et du bld des acadiens serait important .