Route 158: À la recherche de l’autoroute perdue
Publié par Richard3 sur 27 janvier, 2008
Depuis le temps que je dis que la route 158, entre Saint-Esprit et Joliette, devait un jour devenir un tronçon de l’autoroute 50, voila donc que je suis parti à la recherche de preuves pour appuyer mes dires. Et vous savez quoi? …j’en ai trouvé!
Nous sommes ici à Saint-Jacques-de-Montcalm, le long de la route 158, et l’on regarde en direction est. Voyez la clôture, qui est à une distance normale pour une route à deux voies sur une seule chaussée.
Ici, à l’intersection du rang des Continuations, toujours à Saint-Jacques-de-Montcalm, en regardant vers l’ouest, cette fois, on voit très bien la ligne des arbres abattus, à gauche de la route, en fonction de la construction d’une deuxième chaussée, en comparaison avec la ligne des arbres de l’autre côté de la route, qui est normale.
Voici la dernière innovation de la route 158, des feux de circulation à l’intersection menant à Crabtree.
Quand on regarde de cet angle, voyez la différence entre les arbres matures et les nouvelles repousses, qui se situe tout juste au-dessus du panneau avec la flèche blanche sur fond rouge. Les arbres ont été abattus en fonction d’y construire des bretelles d’entrée et de sortie. La même chose devait se faire de l’autre côté, mais le déboisement n’a pas été effectué.
Ici, on voit le pont qui enjambe la rivière Ouareau, à la hauteur de Crabtree. Point particulier; l’accotement, en direction est (à gauche, sur la photo), est d’environ la moitié de la largeur de celui en direction ouest, ce qui correspond à un pont autoroutier, sur lequel l’accotement de gauche est plus étroit que celui de droite. Ce pont serait en principe celui de la chaussée en direction ouest, ce qui explique l’accotement plus large de ce côté.
Cette photo fut prise entre Crabtree et Saint-Paul. Vous voyez la distance considérable entre la route et la clôture? En fait, vous la voyez, la clôture? On la voit bien quand on regarde à droite, sur la photo. Il y a tout l’espace requis pour construire la deuxième chaussée.
Le promontoire que l’on voit à gauche du panneau n’est pas une butte naturelle. Elle a été élaborée de main d’homme pour la construction de la deuxième paire de viaducs surplombant le chemin Saint-Jean, et le chemin de fer du CN.
Ici, vue de la route 158, en direction ouest, avec le pont de la rivière l’Assomption, et le feu de circulation de la rue Saint-Pierre, à Joliette. La photo fut prise du haut du viaduc du boulevard Base-de-Roc. Voyez le rapprochement des deux chaussées.
Vue en direction est, cette fois, depuis le même viaduc. Les deux chaussées sont plus éloignées l’une de l’autre, si on regarde le déneigement effectué. Dans les faits, les deux chaussées sont tout aussi rapprochées, mais ce qu’on voit ici, ce sont les “voies de service” du grand échangeur qui connecte la route 158 à l’autoroute 31. Si vous regardez au-dessus de l’espèce d’amoncellement, entre les deux voies, un peu vers le droite, vous voyez deux petits points foncés; il s’agit de deux balises, qui marquent a fin des chaussées rapprochées, qui n’avaient pas été construites à l’époque.
Ici, je suis à l’endroit où les chaussées rapprochées reprennent, après l’échangeur de l’A-31. À quelques 100 mètres derrière moi se trouve l’intersection de la route 158 est, vers Berthierville, du chemin des Prairies, qui mène vers le centre-ville de Joliette, et de la route 131 nord, vers Saint-Félix-de-Valois. Au loin, c’est le viaduc de l’A-31, sous lequel on voit que l’espace est là pour accueillir les chaussées rapprochées.
Eh oui, les dernières photos sont sombres. Fidèle à mes habitudes, je me suis fait prendre par le soleil baissant. Il faudrait idéalement que je retourne dans ce coin à la fonte des neiges, avant que les herbes hautes envahissent les clôtures, afin que l’on puisse voir encore mieux les terrains délimités par ces clôtures qui, avouons-le, portent mal le poids des années.
Pour mieux voir la configuration de l’échangeur de la route 158 et de l’A-31, vous pouvez aussi aller voir des photos aériennes sur un logiciel comme Google Earth. La majeure partie de l’échangeur est visible en gros plan, et on y voit bien le détail des voies rapprochées, près de l’intersection des routes 131 et 158, à droite de l’échangeur. Des photos semblables à cells que j’ai prises, croquées en été, cette fois, sont disponibles sur cette page du site web “Les autoroutes du Québec“.












30 janvier, 2008 à 2:20
Bonsoir Richard !
C’est vrai au départ s’était supposé d’être une autoroute ce tronçon là.
J’ai appris ça à l’école quand j’étais en secondaire un car mon prof avait une vieille carte routière du Québec de 1978.
C’était vraiment l’autoroute 50 qui devait être construite de l’aéroport de Mirabel à Joliette et même plus loin jusqu’à Shawinigan en passant à St-Félix-de-Valois sur le tronçon de l’autoroute 31 vers St-Michel-des-Saints et ensuite aller vers St-Gabriel-de-Brandon,St-Didace,St-Édouard-de-Maskinongé,Ste-Angèle-de-Prémont,St-Paulin,Charette,St-Boniface-de-Shawinigan et la fin de cette autoroute était à l’autoroute 55 à Shawinigan.
Pendant ce temps sur la carte routière de cette année là,l’autoroute 40 entre St-Cuthbert et Pointe-du-Lac était en construction la deuxième voie bien sûr.
Au Revoir !
Sylvain
30 janvier, 2008 à 7:43
Mon cher Sylvain, j’aimerais drôlement remettre la main sur cette carte (par contre, je n’ai malheureusement pas de budget à y allouer). Vous souvenez-vous si c’était une carte gouvernementale (plus grande, une fois dépliée), ou une “carte de garage”, comme il y en avait beaucoup à l’époque?
J’ai toujours imaginé l’A-50 faire le tour de l’usine de Ciment Saint-Laurent, puis bifurquer vers Berthierville pour aller rejoindre un pont à construire au-dessus de fleuve, vers Sorel-Tracy, mais à la façon dont les courbes alignent “l’autoroute perdue” vers le nord, en ligne pratiquement droite vers Saint-Félix-de-Valois, l’hypothèse d’un passage vers le nord avant de reprendre un axe est-ouest vers l’A-55 à Shawinigan est très plausible.
D’autant plus que lors d’une recherche, sur le site web du MTQ, concernant la route 131, entre Sainte-Émilie-de-l’Énergie et Saint-Michel-des-Saints, j’ai pu lire sur une étude disponible à l’époque qu’un corridor était réservé dans le plan de zonage de la municipalité de Sainte-Émilie-de-l’Énergie “pour la construction d’une route de capacité nationale prévue pour commencer dans le secteur de Mont-Tremblant à l’ouest, et qui se terminerait à Louiseville, vers l’est”, si ma mémoire est bonne. J’ai toujours cru qu’il pouvait s’agir d’une hypothétique autoroute 60, mais cela pourrait bien être l’A-50, finalement. Une sortie, située aux limites de Louiseville et de Maskinongé, sur l’A-40, a tous les airs d’un échangeur autoroutier, d’autant plus que des plans, vus dans l’hebdomadaire local, ont déjà montré que la “route de la Concession” (c’est son nom actuel, quoiqu’aucun panneau ne l’indique) aurait pu se continuer vers le nord par un viaduc au-dessus de la route 138 et du chemin de fer Québec-Gatineau, qui sont parallèles à cet endroit. La courbe en S, juste avant le raccordement de cette route à la route 138, a d’ailleurs la forme exacte d’une bretelle de sortie.
J’aimerais bien pouvoir consulter ce qu’était le plan d’origine de la grille autoroutière au Québec, selon les prévisions des années 1960. Si un tel plan existe, il doit certainement être enfermé à double tour dans une voûte du MTQ, et doit être classifié “À ne montrer à qui que ce soit, sous peine de congédiement immédiat”. Il serait curieux d’y constater les multiples changements dans le tracé des autoroutes, depuis les prévisions originales.
Par exemple, l’A-30 a changé de place à plusieurs reprises; à l’origine, elle devait passer dans l’emprise de la route 132, à l’ouest de l’A-15, traverser la réserve de Kahnawake, à la hauteur du pont Honoré-Mercier, se continuer en suivant la route 138, puis traverser les terres à partir de l’ancien échangeur de Kahnawake, près du Sports Complex, pour rejoindre le pont de la Sauvagine (existant), via le chemin Saint-Bernard, à Châteauguay, puis reprendre l’emprise de la route 132 à Léry. Un premier changement fut décidé au début des années 1990, lors de la crise d’Oka, lorsqu’il fut décidé que l’A-30 allait contourner la réserve. Maintenant, le MTQ applique un deuxième changement, en la faisant passer dans le champ, au sud de Candiac, Delson et Saint-Constant, au lieu de l’emprise de la route 132. Un troisième changement fut ensuite décidé, et consiste au réalignement du tronçon sud actuellement en construction et de l’A-30 actuelle. Ce tronçon est communément appelé le tronçon Jean-Leman.
Je me souviens avoir vu une carte routière qui montrait une section de l’autoroute 6 (!) projetée, entre Saint-Jean-sur-Richelieu et Farnham. Ce fut un autre projet mis en branle, mais interrompu et finalement jamais achevé. On dit qu’une partie du remblai construit à l’époque sert maintenant de piste cyclable. J’aimerais bien parcourir le Québec à la recherche de ces projets commencés, et laissés en plan, mais cela coûte cher. J’en rêve, par contre…
30 janvier, 2008 à 8:36
Bonsoir Richard !
C’était une carte routière Gouvernementale de Transports Québec comme celles que l’on vends sous les Publications du Québec.
Au Revoir !
Sylvain
30 janvier, 2008 à 8:42
Bonsoir Richard !
La route de concession que vous parlez à Louiseville qui relie la Route 138 à l’autoroute 40,c’est la route Livernoche. La supposée «autoroute 60» de Mont-Tremblant à Louiseville inâchevée.
Avec ça,ça aurait doublement permis à Louiseville et Maskinongé de ce développer encore plus que cette autoroute 40 qui à mon avis est construite trop loin de ceux-ci au bord du fleuve.
Au Revoir !
Sylvain
30 janvier, 2008 à 11:52
Mon cher Sylvain, c’est drôle que vous me fassiez la précision, au sujet du nom de la route. La très grande majorité des cartes l’indiquent comme étant effectivement la route Livernoche, alors que la ville de Louiseville parle constamment de la “route de la Concession”, ce qui au fond, est un nom stupide, parce qu’il y a plus d’une concession sur le territoire de la ville de Louiseville. Ils auraient pu l’appeler “le chemin de la route” que ça n’aurait pas été moins brillant. Je me souviens, en passant, lors de la dernière rénovation du viaduc de l’échangeur entre Louiseville et Maskinongé, qu’il était indiqué “route de la Concession” sur le document d’appel d’offres.
En passant, si vous voulez jeter un oeil sur les appels d’offres du MTQ, ils sont disponibles sur le site du Système électronique d’appels d’offres (SÉAO), au http://www.seao.ca. Vous n’avez qu’à vous enregistrer, et voilà! Vous pouvez visionner les appels d’offres, et même consulter les documents (devis, plans) gratuitement jusqu’à cinq fois.
Je me souviens, dans l’Écho, le journal local, qu’une fois, il y a de cela bien des années, on avait montré un plan de la route, avec un viaduc qui passait au-dessus de la route 138 et du chamin de fer Québec-Gatineau, qui était encore le Canadien Pacifique à l’époque. On en parlait comme d’une primeur, mais comme de nombreuses primeurs publiées dans ce journal, elle ne s’est jamais matérialisée.
Merci également pour la précision au sujet de la carte routière. Je crois que je vais effectuer des recherches sur les cartes de Transports Québec. Je risque d’y faire d’intéressantes découvertes.
4 février, 2008 à 5:27
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2 mars, 2008 à 1:43
La route 158 ÉTAIT une autoroute non-numérotée avant la renumérotation de 1974 qui entraînat la fusion des routes 41 (Joliette-Lachute) et 47 (Joliette-Berthierville) en route 158, liées par le bout d’autoroute non-numérotée.
Probablement que les panneaux de matricules l’identifiaient comme 50.
Lithographies de cartes routières officielles et documents internes du ministères à l’appui.
2 mars, 2008 à 2:23
La construction datant des années 1970, il est très possible que le tracé actuel de la route 158, entre Joliette et Saint-Esprit, ne soit pas identifié avant 1974, puisque l’ancienne route 41 avait un tracé composé de routes locales, comme la rue Notre-Dame, à Joliette, ou le chemin Saint-Jacques, au village Saint-Pierre et à Crabtree, ainsi que la rue Sainte-Anne, à Saint-Jacques-de-Montcalm.
Si vous avez accès à certains documents internes du MTQ, est-ce parce que vous y travaillez, ou bien s’agit-il de documents rendus publics? Je suis curieux de savoir, puisque de tels documents seraient très révélateurs. Comme je suis constamment à la recherche de l’honnêteté, ces documents pourraient vraiment m’intéresser. S’ils sont désormais accessibles pour consultation publique, pourriez-vous, s’il vous plaît, m’indiquer à quel endroit ils peuvent être consultés? Évidemment, si vous travaillez au MTQ, et que ces documents sont toujours internes, je ne voudrais pas vous placer dans une situation délicate.
Merci à l’avance.
En passant, la route Joliette-Berthierville n’était-elle pas la route 41, elle aussi? Si je me fie à mes vieilles cartes routières (une carte BP de 1969, un atlas Gousha de 1961, et une carte White Rose de 1950), la route 41 s’étendait de Berthierville à Lachute. La section entre Berthierville et Joliette était en multiplex avec la route 42, celle-ci se séparant de la 41 à Joliette pour continuer jusqu’à Saint-Côme. En fait, les 4 premiers kilomètres de la route 41, partant de Berthierville, étaient multiplexés 41-42-43, cette dernière s’orientant franc nord, vers Saint-Norbert, Saint-Gabriel-de-Brandon, Saint-Damien et Sainte-Émilie-de-l’Énergie.
Je me souviens, étant quand même pas mal jeune, à cette époque, de l’incroyable “grappe” de panneaux à l’intersection de cette route (aujourd’hui l’avenue Gilles-Villeneuve, sur le territoire de la ville de Berthierville) et de la route 2, devenue la route 138 lors de la grande renumérotation de 1974. Imaginez, les routes 2, 41, 42, 43, plus la toute nouvelle autoroute 40, dont le panneau n’était jamais seul, puisque toujours accompagné du triangle bleu, pointant vers le haut, identifiant l’Autoroute de la rive nord, dont l’avant-dernier échangeur (la sortie 35, à l’époque) donnait accès à cette route, à environ 1 km de l’intersection de la route 2.
Quant à la route 47, elle débutait à Saint-Jean-sur-Richelieu, et montait vers le nord jusqu’à la route 3, le long du fleuve, entre Contrecoeur et St-Joseph-de-Sorel, la ville de Tracy n’existant pas encore en 1950.
J’aurais aimé avoir un scanner à plat sous la main pour vous partager cette carte routière de presque 60 ans.
10 mars, 2008 à 2:55
c’est pas la route qui est dengereux,c’est ceux qui y cercule,fis toi sur moi ,j’ai eu un face a face la dessus a crabtree en 2003.