Autoroute 50: Accident mortel, un de plus
Posté par Richard3 le 22 janvier 2008
Hier, en fin de journée, un accident mortel – un autre – est survenu sur l’autoroute 50, à la hauteur du chemin de la Côte-Saint-Louis, à Mirabel. Une dame d’une trentaine d’années y a laissé sa vie, alors que deux autres personnes ont été sérieusement blessées lors de ce qui semble être une collision frontale.
Le secteur du chemin de la Côte-Saint-Louis semble être le théâtre de nombreux accidents, selon Maxime Landry, reporter à bord de l’hélicoptère TVA. En fait, il y a une légère courbe à cet endroit, et cette courbe joue bien des tours quand vient le temps de dépasser un autre véhicule. Évidemment, cette partie de l’A-50 a été construite en “super-2″, c’est à dire que les véhicules se rencontrent sur la même chaussée, et sont ainsi sujets, comme on le constate régulièrement, à se retrouver sur la voie en sens inverse. On a beau y avoir construit des croisements étagés, et des bretelles d’entrée et de sortie comme sur une autoroute conventionnelle, il n’en demeure pas moins qu’une super-2 n’est pas plus sécuritaire qu’une route traditionnelle à deux voies.
Mais la ministre des Transports, Julie Boulet, malgré qu’elle semble être de retour de sa pause dans le Sud depuis quelques jours, ne parlera pas de cet événement. Elle se refermera sur son silence habituel, mais elle sait trop bien que la construction d’autoroutes de type super-2 n’améliorera pas le bilan routier québécois. Si certaines super-2 ne supportent que très peu de circulation, à un point tel qu’il ne vaut pas la peine de les doubler pour l’instant, d’autres sont trop dangereuses pour attendre encore que de nouvelles victimes s’accumulent. Les plus vieux se souviennent de l’A-40, entre Saint-Cuthbert et Trois-Rivières (Pointe-du-Lac), entre 1976 et 1981, ainsi que de l’A-55, entre Drummondville et Sherbrooke, qui ne fut entièrement doublée qu’en 2006. Depuis le milieu des années 1990, c’est au tour de l’A-50, entre Lachute et Mirabel, d’être désignée comme étant l’autoroute de la mort, et il semble que pour les prochaines années, les nouvelles sections de l’A-50, entre Gatineau (Masson) et Brownsburg-Chatham, au fur et à mesure de leurs ouvertures successives, ajouteront 90 kilomètres de danger mortel au réseau routier québécois.
Mais il ne faut pas s’en faire avec une telle situation. Tous les représentants du gouvernement qui ont pris la parole l’ont dit, lors de l’effondrement du viaduc du boulevard de la Concorde, à Laval, le 30 septembre 2006; les mots du ministre des transports de l’époque, Michel Després, furent les suivants: “Lorsqu’il est question de sécurité, les budgets, ça n’existe pas”. Aujourd’hui, on voit ce que cela veut dire; quand les “cravatés” (ingénierie, études en tous genres, sans oublier les “cadeaux” pour les amis, etc.) passent dans les budgets, il n’en reste plus, de budget!


martine a dit
et bien moi j ai perdu mon père sur cette route et la une amie , mère de 5 enfants merveilleux, que font ils ? ils attendent quoi une vie n a pas de prix , ils ont pensé aux enfants de cette femme qui a 41 ans et 5 enfants et a mon pere que j ai perdu cette route moi je ne l aime pas et je ne la prend pas non plus. paix a Line Joly et Gilles Brun et à toutes les autres victimes …ca m attriste beaucoup
martine B
richard3 a dit
Je sympathise avec toi, Martine.
Tu es drôlement bien placée pour savoir que cette autoroute est un désastre, tant au niveau de sa conception (deux voies sur une seule chaussée, plus deux passages à niveau; pour une autoroute, il faut le faire!) que de son utilisation (trop de circulation pour deux voies). Le gouvernement dit qu’il doit attendre d’avoir les budgets pour doubler une autoroute, parce que ça coûte très cher, mais l’attente coûte encore plus cher, puisque l’inflation dans le domaine de la construction fait en sorte que le coût d’un projet double environ à tous les 5 ans. Bien sûr, si l’on mettait un micro sous le nez de la ministre, elle bafouillerait probablement un beau petit message de condoléances pour les victimes d’accidents et leurs familles.
Sauf que pour faire bouger le MTQ, ça prend un coup d’éclat, comme le viaduc de la Concorde, qui s’est écroulé sur la tête des gens, à Laval, ou encore l’accident de la Côte des Éboulements, au bas de laquelle un autobus s’est écrasé, faisant 44 morts, il y a une dizaine d’années. On a refait la côte à grands frais, et malgré les morts de l’accident, des environnementalistes se sont plaint que l’on allait défaire la beauté du paysage.
C’est vachement triste de perdre un proche dans un accident de voiture, mais deux, dans deux accidents différents, sur la même route, oufff! Quand un deuxième événement de ce genre survient, il ramène définitivement le premier à la mémoire, c’est évident. Je te souhaite beaucoup de courage, Martine.
Sylvain Lacroix a dit
Bonjour !
Je crois que le Gouvernement du Québec applique la sécurité quand ça n’a pas de prix quand ça fait son affaire. À part de ça il ne le fait pas du tout.
Et ce gouvernement n’a sûrement pas appris sa leçon lors de l’effondrement du viaduc de La Concorde à ce que je vois.
Pourquoi le gouvernement s’entête de construire des «autoroutes» à une voie ? Ça devrait même pas exister. Il n’y a rien qu’au Québec que l’on voit ça.
Qu’il n’y a pas ou assez de circulation automobile quand le Gouvernement décide de construire une autoroute,ça doit être supposer être à deux chaussées séparés par un terre plein ou une bordure de ciment et sans exception.
Et l’autoroute 50 où l’accident à eu lieu à Mirabel elle doit être revue et corrigée et d’ajouter une deuxième chaussée ainsi que des sorties et entrées avec viaducs et construires deux viaducs qui remplacerai les deux passages à niveau existant sur ce tronçon «autoroutier».
C’est pareil pour le passage à niveau du CN sur l’autoroute 20 à St-Hyacinthe à la hauteur de l’Auberge des Seigneurs.
Au Revoir !
Sylvain
richard3 a dit
Je suis d’accord avec vous à 110%, mon cher Sylvain.
Au fil des années, et des contraintes budgétaires, les gouvernements, toujours plus gourmands en fonds publics, ont dû couper dans les constructions de nouvelles routes afin de satisfaire leur appétit gargantuesque. Aussi, quand une communauté demande une autoroute depuis longtemps, le gouvernement tente de sauver la chèvre et le chou en construisant des “super-2″, comme on les appelle dans le jargon routier, là où le taux de circulation – taux qui a aussi augmenté au fil des ans – ne justifiait pas vraiment la construction d’une autoroute conventionnelle. Sauf qu’avec le temps, et les délais imposés par le gouvernement, au moment où celui-ci se décide d’aller de l’avant avec une super-2, la circulation est devenue trop dense, et nécessiterait une vraie autoroute.
Dans les années 1970, l’A-40 fut prolongée entre Saint-Cuthbert, où elle se terminait à l’échangeur de la route 138, et Trois-Rivières (Pointe-du-Lac), à un autre croisement avec la même route, avec une super-2, dans un premier temps, mais sans aucun viaduc, et des intersections à niveau. L’A-40, à l’époque, fut rapidement complétée en autoroute conventionnelle, et ce surtout dû au nombre élevé d’accidents mortels. Quant à l’ouverture de la dernière partie de l’A-40, entre Trois-Rivières (Sainte-Marthe-du-Cap) et Donnacona, près de Québec, elle fut faite directement sous la forme d’une autoroute conventionnelle, au milieu des années 1980. Quelques super-2 de ce genre (sans viaducs, intersections à niveau) existent encore; dans la région des Bois-Francs, il y a un tronçon de l’A-30, entre l’A-55 et la rivière Gentilly, qui longe le parc industriel et portuaire de Bécancour. Il y a aussi l’A-55 elle-même, entre l’échangeur de l’A-30 et la route 226, à Saint-Célestin, et l’A-955, entre l’A-20 et l’ancienne route 122, à Saint-Albert.
À la décharge du MTQ, il faut mentionner que la voie ferrée de l’A-20, à Saint-Hyacinthe, n’est qu’une desserte locale, qui ne figure pas sur toutes les cartes, et qui est très peu utilisée, contrairement aux deux passages à niveau de l’A-50, qui eux, figurent sur les cartes tous les deux. Je vous accorde par contre que ça fait bizarre à voir sur une autoroute comme la 20.
L’un des deux passages à niveau de l’A-50, celui situé le plus près de Lachute, est celui de la voie principale de la compagnie de chemin de fer Québec-Gatineau. Cette voie ferrée croisera à nouveau l’A-50 à la hauteur de Brownsburg-Chatham, un peu à l’ouest de la montée Labranche, sur le tronçon qui devrait ouvrir en 2008, mais cette fois, un viaduc sera construit au-dessus de celle-ci. Ce passage ést-il plus dangereux que celui situé à l’est de Lachute? Pourtant, c’est le même chemin de fer, et la même autoroute! Encore une question de budget, je présume. L’autre passage à niveau appartient aussi à la même compagnie, et est une desserte pour les usines de Saint-Jérôme.
Par contre, il est intéressant de remarquer qu’aucune autoroute en super-2 n’est ouverte dans la grande région de Montréal. Le réseau supérieur montréalais est en retard d’environ 25 ans dans sa construction, et le gouvernement libéral actuel tente de reprendre un peu de temps perdu avec ses chantiers en partenariat publis-privé (PPP) que sont l’A-25, à Montréal et Laval, ainsi que l’A-30, sur le rive-sud.
Sylvain Lacroix a dit
Bonsoir !
C’est vrai qu’il restent encore des «autoroutes» à deux voies. L’Autoroute 55 après l’échangeur de l’autoroute 30 au Centre du Québec jusqu’à St-Célestin est encore à deux voies et maintenant depuis 2006 cette «autoroute» va jusqu’à l’autoroute 20 et 955 à Ste-Eulalie qui est toujours à deux voies en passant.
Et évidemment que la 30 qui relie la 55 à Bécancour est encore à deux voies à contresens. C’est îdiot de laisser des supposées «autoroutes» à deux voies plutôt qu’à quatres voies. Au Bas St-Laurent à Rimouski l’autoroute 20 est à deux voies mais les sorties et viaducs sont faits.
Et dès ce printemps cette autoroute 20 va aller jusqu’à Mont-Joli.
Il reste Cacouna-Trois-Pistoles qu’ils vont prolonger sous peu encore à deux voies. Et il va rester le futur lien Trois-Pistoles-Rimouski à terminer et qui n’est pas encore en projet ni en construction.
Et que dire que de St-Anne-de-Bellevue à la jonction de l’autoroute 540 à Vaudreuil-Dorion la 20 n’est seulement qu’un boulevard sauf un viaduc dont elle passe au-dessus du Boul Cardinal-Léger. Un autre non-sens à mon avis.
Au Revoir !
Sylvain
Daphne a dit
Yes, the road may be dangerous, but as a regular commuter between St. Colomban and Lachute on this road, I also see a lot of “speed freaks” that overtake on the inside and pass on curves where they are blind to on coming traffic. Surely the accidents are the direct result of poor choices and excessive speed.
Richard3 a dit
You’re absolutely right on that point, Daphne. But I’m sure you agree with me that it’s almost impossible to stop all those speed freaks with a law, or with the SQ on site regularly, that are efficient measures on the moment but, on the long run, are not better than a magic thought. So the next step to make the A-50 safer for all is to twin it. For sure, that will be expensive, but once done, all drivers will go in the same direction on two different roadways, avoiding – at least – face-to-face collisions. Another point; the speed enforcing would be easier for the SQ on a twinned highway, because the policemen may check the traffic from the median U-turn lanes, an impossible thing to do with the actual single-raodway A-50.
The super-2 concept was developed in the 1970s, by the government, to make safe roads in areas where there’s almost nobody on the road. But if it was the case then, it’s definitely not on actual super-2s in Quebec now, and especially on the A-50. This one will probably become even more dangerous when the new sections will open (at least one every year until 2010), putting more traffic – and probably more speed freaks – on the road.
louis-philippe lafleur a dit
bonjour,
Je suis celui qui conduisait un véhicule de l’accident du 21 janvier.j’ai perdu ma lyne lors de cet et je n’ai aucun souvenir d’une semaine avant l’accident et de 3 semaines apres.Je me compte chanceux de ne rien me rappeler.Je suis revenu a moi 3 semaines apres a L’hopital Sacré-coeur,je ne savait pas pourquoi j’étais la et je peut vous dire que ca ete tres dure de tout savoir apres mon coma.Ca fait plus de 2 mois et demi de cet et je suis depuis 2 semaines dans un hopital de réadaptation maintenant pour encore au moin 2 mois.Tout ce que je peux vous dire,c’est que le plus dure ne soit pas le fait que je ne puisse pas encore marcher et me servir d’un bras,c’est tout ce que j’ai dans la tete depuis cet et la mort de Lyne.La derniere chose que je vais dire,c’est que je n’ai jamais aimé la 50 et c’est pire encore aujourd’hui.
Au revoir
Richard3 a dit
Bonjour, monsieur Lafleur.
J’avoue que je me sens toujours un peu démuni devant ce genre de situation. Je voudrais écrire des paroles d’encouragement, mais je ne sais jamais si celles-ci seront vraiment positives, ou encore aviveront-elles davantage la douleur. Mais j’ose à peine imaginer à quel point cela doit être atrocement difficile de vivre de tels moments, à quel point un accident, comme on en voit régulièrement, aux nouvelles, peut bousculer toute une vie, et y laisser des traces ineffaçables.
Il me venait une idée, en lisant votre commentaire, mais je ne sais pas si vous seriez d’accord avec une telle initiative. Je me disais que le jour où la ministre des transports, madame Julie Boulet, allait faire une sortie publique, comme une conférence de presse, par exemple, j’aimerais bien voir sa réaction si une personne, comme vous, qui avez vécu – et vivez encore à tous les jours – les conséquences d’un accident dramatique, allait lui poser une question du genre “Compte tenu du nombre de décès survenus sur l’autoroute 50 ces dernières années, et je suis très bien placé pour vous en parler, à quel moment comptez-vous faire le nécessaire pour en faire une véritable autoroute sécuritaire?”
Évidemment, je ne vous demande pas de le faire, ni même d’y penser. Vous avez des choses beaucoup plus importantes à vous soucier que la ministre des transports, pour l’instant. Mais j’imagine madame Boulet, devant les caméras, qui regarde le plancher, et qui rougit du visage, parce qu’à partir de ce moment-là, elle aura, gravée dans son subconscient pour le reste de sa vie, un visage, une voix, et un regard, qui lui poseront la question, sans cesse.
Mais pour l’instant, vous devez penser à vous, monsieur Lafleur, et à votre réadaptation. Le peu que je puis faire, et c’est la moindre des choses, c’est de vous souhaiter beaucoup de force, de patience, et de courage, afin de revenir à une vie active le plus rapidement, et le plus complètement possible, et je suis certain que d’où elle est maintenant, c’est sûrement ce que Lyne désire le plus au monde.
Eric06 a dit
Bonjour Richard,
Je rajoute un commentaire ici un peu tardivement, et je suis d’ailleurs sous le choc d’avoir lu celui de M. Lafleur…. Je ne peux que vous souhaiter promt rétablissement et surtout bon courage pour la perte de cette être chère à vous…
En ce qui concerne la 50 et les autoroutes super 2 en général, il est force d’avouer que le danger est présent: on rencontre et l’accès est limité (on presque comme la 50), donc ça roule vite. Dans le cas de la 50, je ne connais pas les statistiques d’utilisation mais déjà en avance je crois que le MTQ est une fois de plus stupide et sans vision future en la terminant en super 2. On parle d’une autoroute principale entre Gatineau et Montréal, pas entre Chibougameau et Saguanay allo!!! Pourquoi ne pas la faire en 4 voies séparé tout de suite, oui ça couterait plus cher mais pas mal moins que de la faire dans 5 ans ou 10 ans (ce qui va probablement arriver).
Cependant, je dois aussi me faire avocat du diable et défendre l’utilisation des autoroutes super 2, qui peuvent être des alternatives intéressantes à des routes à accès non limité entre des communautés à faible population. Malgré qu’elles sont là aussi critiquées (plus particulièrement l’autoroute 11 et 8 depuis l’accident tragique de Bathurst l’hiver dernier) elles “font la job” au Nouveau Brunswick selon moi, en reliant le Nord de la province au sud. Oui c’est plus dangereux mais je ne crois pas que le faible niveau de population du nord du N-B justifie une route à 4 voies. Plusieurs travaux sont en cours sur les routes 8, 11 et 17 pour sécuriser et contourner certaines villes (en autre Tracadie Sheila ou le “by pass” fera 7 km)
Parlant du N-B l’autoroute transcanadienne 2 à 4 voies accès limité est complète entre le Québec et la Nouvelle Écosse. Un vrai petit bijou: construite et conçue sur près de 300 km en PPP et entretenue entre le Québec et Moncton entièrement par le privé, ça roule vraiment superbement bien. L’autoroute a été conçu pour 150 km/h et ça parait! L’autroute 1 entre Moncton et la frontière américaine à St-Stephen est en court de parachèvement (déjà complète entre Moncton et passé St-John) et sera complètement à 4 voies d’ici 2010 ou 2011, prête à recevoir l’hypothétique lien routier Sherbrooke – N-B via le Maine.
Richard3 a dit
Bonjour, Éric.
Je voudrais joindre mes meilleurs souhaits de prompt rétablissement aux tiens, en ce qui a trait à monsieur Lafleur. S’il lit ceci, j’aimerais qu’il sache que je suis aussi de tout coeur avec lui dans son cheminement vers un retour à une vie normale, et qu’il peut écrire ici autant qu’il le voudra, entre autres pour nous donner de ses nouvelles.
S’il est vrai qu’une super-2 peut rendre de bons services, c’est dans la condition que le nombre de véhicules qui l’empruntent ne dépasse pas un certain nombre. Et c’est là que le bât blesse, au Québec. J’ai l’impression que l’on a fait augmenter les niveaux d’utilisation des divers types de routes, un peu à l’image des délais en justice, par exemple, qui se sont allongés, faute de moyens de procéder plus rapidement. Je n’ai que le mot “institutionnalisé” en tête, mais je ne suis pas certain que c’est ce mot que l’on utilisait pour décrire cette situation.
Bref, je sens que le MTQ a étiré l’élastique au maximum, et que si certaines super-2 suffisent toujours à la tâche, comme l’A-955, entre l’A-20 et Saint-Albert-de-Warwick, d’autres peinent à supporter leur afflux de circulation quotidien. Et dans cette situation, il s’agit qu’un seul automobiliste roule un tant-soit-peu plus lentement que la moyenne – peu importe la raison – pour que plusieurs autres s’impatientent, et que certains d’entre-eux tentent des manoeuvres carrément dangereuses. C’est déjà le cas sur l’A-50, entre Lachute et Mirabel, et c’est cela qui explique, à tout le moins en partie, les nombreux accidents mortels qui y surviennent.
Par contre, mon cher Éric, je crois que vous avez trouvé le mot juste pour décrire ce lien entre Sherbrooke et St. Stephen, au Nouveau-Brunswick; hypothétique.
J’ai fait un calcul rapide de la distance entre ces deux villes, à l’aide du logiciel Google Maps. Sur les 469 km de distance, sur les routes actuelles (dont le seul bout d’autoroute est l’Interstate 95, entre Newport et Bangor), seulement 95 km sont en territoire canadien. Et si les USA n’y trouvent pas un intérêt vraiment particulier, ils ne mettront pas le fric nécessaire pour passer une autoroute à travers les Appalaches. Mettons qu’ils ont d’autres priorités, pour l’instant.
De plus, si l’on se fie à la plupart des autoroutes qui traversent la frontière du Québec, les tronçons québécois sont toujours les derniers à être complétés; pensons à l’A-85, qui ne sera probablement pas terminée avant une bonne dizaine d’années, entre l’A-20 et le Nouveau-Brunswick (là où la Transcanadienne est déjà complétée depuis l’an dernier), à l’A-35, dont le tronçon entre Saint-Jean-sur-Richelieu et la frontière du Vermont représente le chaînon manquant d’un lien autoroutier de 500 km entre Montréal et Boston, ou encore à l’A-20 elle-même, dont la traversée du centre-ville de Dorion, et de la majorité des intersections de l’île Perrôt, se fait toujours sous des feux de circulation.
louis-philippe lafleur a dit
re-salut richard,
présentement comme tu peux le voir,je te lis encore quand je peux.tout ce que je peux dire,c’est que je commmence a aller mieux depuis l’accident,je viens de sortir de l’hopital mais j’ai encore beaucoup de travaille a faire,pour mes blessures physique et mental,mais j’ai des bonnes personnes qui m’aide(mieux que les hopitaux,(aux endroits où je suis)).Mon accident est en arriere depuis le 21 janvier,mais je peux dire que beaucoup de travaille a ete fait,mais une grosse autre part reste a faire et est encore tres fragile.Mais je vais vers l’avant et je crois que c’est tres important.
un gros salut LOUIS
marie a dit
salut j’aimerais savoir le nom de la femme qui c’est fait frapper a st-colomban dans nuit a samedi et dimanche le 20 juillet 2008 merci
Richard3 a dit
Malheureusement, Marie, l’information ne m’était pas encore disponible, au moment où j’écris ces lignes.
Je suis désolé.
Line Renaud a dit
Salut a vous .
je suis Line la belle-mere des 2 plus vieux enfants de Lynn Jessica 21 ans et Yan 18 ans. Tu sais l’auroute a fait des blessés ,des morts mais a t’on pensez aux enfants qu’y reste en vie orphelin de pere ou de mere ou les deux parfois.Cette autoroute qu’on appelle par chez nous l’auroute de la mort commence a avoir plusieurs croix. Combien en faudra t il encore avant de voir a l’améliorer???
gui4 a dit
Salut richard3,
La MTQ n’en fait qu’à sa tête.Les autoroutes ne sont pas sensé être sécuritiaire? En plus, la future A-50 (si je puis l’appeler comme cela) sera une super-2.
Pourquoi? Un doublement d’autoroute coutent combien de vies?(désolé si cette phrase est macabre mais il faut se dire les vrais choses)Les prix en construction ne cessent d’augmenter!
Vraiment, le MTQ ne fait pas totalement sa job.
Richard3 a dit
Madame Renaud, je suis on ne peut plus en accord avec vous.
C’est triste à dire, comme ça, mais pour le MTQ, les décès qui surviennent lors d’accidents routiers ne sont que des statistiques, qui sont comparées de temps à autres. Les indemnisations sont référées à la SAAQ, qui se contente de balancer un chèque dans la boîte aux lettres, et à contester dès qu’il y a quelque chose qui ressemble à une irrégularité au dossier, dans le cas des personnes blessées.
Le gouvernement fait ce que l’on appelle de la “gestion de risques”; quand Jean Charest a pris le pouvoir, en 2003, il avait fait sa campagne en disant que sa “première priorité”, c’était la santé. Il a négligé tout le reste, dont les routes, qui étaient déjà négligées depuis fort longtemps. Il a gagé sur la santé, et ce jusqu’au moment où le viaduc de la Concorde s’est effondré, à Laval, faisant 5 morts, et 6 blessés. Depuis ce moment, le gouvernement n’en a que pour les routes, avec 2,7 milliards$ cette année, et 12 G$ en 4 ans. Mais toujours pas de deuxième chaussée pour l’A-50.
À chaque fois que je passe sur cette autoroute maudite, je remarque une croix de plus. Et là, je ne peux qu’être en accord avec vous, encore une fois. Puis je m’inquiète, parce que je sais que deux tronçons supplémentaires (de Lachute à Grenville-sur-la-Rouge, et de l’Ange-Gardien à Thurso, en Outaouais) seront ouverts, dès cet automne, et toujours en super-2 (deux voies, sur une seule chaussée).
On parle de faire une bande rugueuse, sur la ligne jaune, au centre de la chaussée, sur les 43 kilomètres du tronçon entre Mirabel et Grenville-sur-la-Rouge, y compris sur la nouvelle partie, qui ouvrira cet automne, pour tenter de réduire le nombre d’accidents face-à-face, et espère-t-on, le nombre de décès. Semble-t-il que ça fonctionne, ailleurs. Le MTQ dit qu’il va “étudier” le concept, au cours des prochaines années. Autrement dit, cette initiative est un projet-pilote. S’ils savent que ça fonctionne ailleurs, qu’est-ce qu’ils croient découvrir de nouveau, ici?
À mes yeux, le concept de bande rugueuse, sur la ligne médiane, n’est qu’une solution de rechange, avancée par le MTQ pour tenter de rassurer les gens, et ne sera jamais aussi sécuritaire qu’une deuxième chaussée. J’entends continuer à surveiller les faits et gestes du MTQ, afin qu’ils se décident à aller de l’avant, et à faire ce qui doit être fait. Il faut une deuxième chaussée sur l’A-50, afin qu’elle perde son surnom d’autoroute de la mort.
Brigitte a dit
Le pere de mon fils est deceder dans l anuit de vendredi a samdi sur la 50,entre cote st louis et ch,.des sources.c terrible.c une tragedie /mon fils de 9 ans na plus son pere.nous sommes en deuil,et moi sa mere doit etre forte pour reconforter mon gars.A Joel Desnoyers ki a laisser derriere ce ki avait de plus precieux..son Kamil-Antoine,notre enfant bien-aimer..criss de route sale..c pas une autoroute ca..c le chemin de la mort.
Richard3 a dit
Je sympathise avec vous, Brigitte. C’est toujours triste, pour un enfant, de perdre son père.
J’ai trouvé ceci, dans l’hebdomadaire Le Nord, qui parle de l’accident. On parle d’alcool et de vitesse, là-dedans. Qu’en est-il, au juste? En savez-vous un peu plus, sur l’accident comme tel? Avez-vous le goût d’en parler?
brigitte a dit
jmen doutais mais jlavais pa lu.jsus tellement encriss ..ca speut pas.grand esti de niaiseu!e2k..jdois etre forte pis chill avec mon gars mais…sti ke jaurais le gout dy peter ca din dents a son pere…..jpeux pas croire ki sest planter dmeme.ya du etre en train de srouler un joint tata.too bad for my son.c clair ke jreleve le defi mais ..jpense pas de le pardonner…dsl..jpense pas ke ce soit la place pour ventiler..E2K..MERCI POUR LINFO.merci.
Richard3 a dit
Vous savez, Brigitte, on dit souvent que le temps arrange les choses.
Sur le coup, vous ne croyez pas pardonner à Joël (de la façon dont vous en parlez, il semblait déjà être votre ex, je me trompe?), parce que bon, l’article disait qu’il semble que l’alcool et la vitesse y soient pour quelque chose, mais ce n’était pas une certitude. Alors ne sautons pas aux conclusions trop vite. Par contre, si cela s’avère vrai, vous serez mieux préparée pour avoir une bonne conversation avec votre fils. Parce qu’un jour ou l’autre, dans quelques semaines, ou quelques mois, et surtout si la communication entre lui et vous est bonne, il voudra parler de l’accident de son père. Vous pourrez alors lui parler du fait que si les substances, comme l’alcool, et la drogue, permettent d’oublier momentanément des problèmes, de se calmer lors de grands stress, ou de se donner le courage qui manque, à certains moments de la vie, ou du moins en donnent l’illusion, ces mêmes substances ne nous rendent définitivement pas invincible. Je crois que ce sont des choses qu’il peut comprendre, même s’il n’a que 9 ans. Pour peu qu’on leur donnent le temps de bien saisir les choses, les enfants ont une énorme capacité de compréhension, et retiennent les bonnes leçons, souvent pour toute la vie.
De toute façon, il s’agit de choses qui dépassent parfois nos capacités, comme être humain et comme parent, et quand vient le temps de ventiler, comme vous dites, on peut avoir droit à de l’aide extérieure. Une fois la poussière retombée (ça fait environ 10 jours; ça pourrait être le temps), vous pouvez aller à votre CLSC, et vous informer au sujet du soutien psychologique disponible, dans une situation comme celle que vous traversez, vous et votre fils. Je ne pourrais pas l’affirmer, mais si jamais il existe une forme d’aide qui soit gratuite, ce serait fou de s’en priver. Et même si ce n’est pas gratuit, il faut bien voir si le coût est vraiment un gros problème; après tout, une vie saine, ça n’a pas de prix, non? Pour ma part, j’ai traversé d’autres types de problèmes personnels, et je suis allé suivre une session intensive, dans un centre de ressourcement, et cela m’a fait le plus grand bien. Évidemment, ce n’est pas gratuit, mais ça permet de remettre les choses à leur place, quand arrive des situations comme celle que vous traversez. Il y a des sessions pour adultes (du jeudi soir au mardi après-midi), et des sessions d’ados, du vendredi soir au dimanche après-midi. Je vous donne les coordonnées du centre. Ça s’appelle le Centre de ressourcement Attitude, et vous pouvez les rejoindre au 450-240-0404, du lundi au vendredi, de 8h00 à 17h00. Le personnel du centre pourra répondre à toutes vos questions.
Je vous souhaite énormément de courage, Brigitte, à vous ainsi qu’à votre fils.
brigitte a dit
Je te remercie Richard.Sincerement je trouve que tu es un etre exceptionnel dans ta facon de texprimer,tu maides.Je te souhaite une tres bonne journee,et tes conseils me serviront.Le temps etant notre meilleur allie,je nai qua profiter de celui-ci.Bon ete,sois prudent.merci encore.xxBrigitte.
Jean-Phil a dit
L’autoroute 50 était necessaire compte tenu de l’achalandage. Par contre il n’y a pas assez de traffic pour faire une route à 2 chaussées séparées.
Le coût moyen par kilomètre des derniers 90km fait en buckingham et Lachute est d’environ 6M/km. faire l’autoroute 50 en deux chaussé séparé couterais pres de 900 millions supplémentaire. Alors qu’au moins la moitié des accidents de L’autoroute 50 sont causé par la vitesse et l’alcool. Je pense qu’il en couterais trop cher au peuple québecois pour le bénifice qu’on en retirerais. Si la 50 était payante il en couterais pres de 600 $ par année pour des usager régulier. Si vous voulez une autoroute à 2 chaussées séparées. Payé vous la, vous même. Moi je ne veux pas m’endetter pour ca!
Richard3 a dit
Mon cher Jean-Phil, je ne vous comprends que trop bien de ne pas vouloir vous endetter pour une autoroute dont vous ne voyez pas l’utilité; moi-même, quand je regarde mon talon de paye, je ne vois pas, moi non plus, l’utilité de payer autant d’impôts, que ce soit pour le réseau routier en décrépitude avancée sur lequel je roule tous les jours, puisque j’ai comme métier d’approvisionner les magasins en aliments que vous achetez sûrement, vous aussi, puisque tout le monde doit s’alimenter, que ce soit pour des écoles dont la majorité des élèves qui en sortent ne savent à peu près pas écrire, que ceux-ci soient décrocheurs au secondaire ou diplômés d’université, ou encore pour voir autant de gens crever sur des listes d’attente, faute de soins adéquats en temps raisonnable.
Moi non plus, je ne voulais pas m’endetter pour des garderies à 7$, pour des congés parentaux, pour des fonctionnaires “mis en disponibilité”, ou encore pour des fiascos subventionnés comme celui de la Gaspésia, qui a lui seul a coûté environ la moitié de la seconde chaussée de l’A-50. Mais puisque l’on ne m’a pas demandé mon avis avant de procéder, alors moi aussi, je me suis endetté pour ça, et ce bien malgré moi! D’un autre côté, je veux bien croire que la moitié des accidents, sur l’autoroute 50, comme partout ailleurs, en fait, sont causés par la vitesse et l’alcool. Par contre, je vous invite à aller en discuter de vive voix avec Martine Brun, qui signe le premier commentaire sur ce billet, et qui a perdu son père sur l’A-50, ou encore avec Louis-Philippe Lafleur, auteur du 8e commentaire, qui conduisait sa voiture, quand un autre automobiliste est entré en collision avec lui, tuant son épouse sur le coup, sans compter les blessures très sérieuses que monsieur Lafleur a lui-même subies. Vous pourrez en profiter pour leur parler du bénéfice qu’il ne retireront pas, compte tenu que l’A-50 à deux chaussées coûterait beaucoup trop cher pour vos moyens. Je dis “pour vos moyens” car de la façon dont vous parlez du peuple québécois, je m’en sens exclu.
Pour revenir brièvement sur la question des coûts d’un projet comme celui de l’A-50, je vous dirais que l’on économise rien en retardant la construction d’une partie du projet, la deuxième chaussée, dans le présent cas. Au contraire. Les coûts de construction augmentent beaucoup plus vite que l’inflation, ce qui fait qu’en bout de ligne, aucune économie ne sera réalisée, que ce soit pour le gouvernement ou pour les utilisateurs du réseau routier. D’ailleurs, s’il fallait se limiter à l’analyse coût/bénéfice, pour justifier les dépenses gouvernementales, énormément de programmes disparaîtraient, à commencer par la grande majorité des programmes sociaux, dont l’aide sociale elle-même. Comme quoi c’est toujours facile de dire “si vous voulez cette chose, payez-vous la vous-même”, dès le moment où cette chose ne nous est pas nécessaire.
Et on me reproche, à moi, d’être individualiste!
Cyrus a dit
Solution : Le faire en PPP avec du peage! Laisser la 148 comme voie gratuite.
Quand meme je preferais envoyer les programmes sociaux a la poubelle…